Construction et exploitation d'un four expérimental

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Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Illanua » Mar Aoû 17, 2010 5:24 pm

Dans le cadre d'un prochain colloque sur les ateliers de potiers du haut-Moyen Age à Douai, je serai amené à faire une communication sur deux cuissons expérimentales de céramiques mérovingiennes et carolingiennes dans un four correspondant à ceux utilisés par les potiers en ces temps que l'on considère parfois comme obscurs, mais qui ne l'étaient pas autant qu'on peut se l'imaginer. La nostalgie de la rigueur romaine s'accommode parfois difficilement des turbulences relatives à la formation de l'Europe moderne...

Mais revenons-en aux fours du haut-Moyen Age. En fait ils n'étaient guère différents de la plupart des fours gallo-romains sur le principe. Leur construction en était quelque peu simplifiée, et de fait largement suffisante pour la cuisson de céramiques communes, plutôt peu sophistiquées si on les compare aux productions gallo-romaines, mais largement suffisantes pour satisfaire aux modes culinaires de l'époque, pour l'essentiel redevenues assez proches de celles qui prévalaient aux temps des Gaulois. Soupes, potées, pot-au feu et autres aliments bouillis semblent avoir constitué l'essentiel de l'alimentation haut-médiévale, largement inspirée des modes germaniques. Les mets les plus raffinés et les épices orientales devenues rares étaient réservées aux élites qui se servaient de vaisselle métallique ou en verre, le commun des mortels s'alimentant exclusivement de produits locaux ou régionaux en utilisant des récipients de terre cuite ou de bois. On en était revenu à la civilisation du beurre et de la bière, du moins en ce qui concerne l'Europe continentale. Le pourtour méditerranéen conserva toutefois la mode de l'huile et du vin, avec un vaisselier en conséquence.

Mais revenons-en aux fours. Comme à l'époque romaine, le four à tirage vertical prévaudra largement, mais sa construction en sera parfois simplifiée. A l'origine, ces installations étaient munies d'une sole fixe, cette dalle munie de trous pour laisser le passage aux gaz de combustion et donc à la chaleur nécessaire à la cuisson des céramiques comme on peut le voir ci-dessous. Cette sole est toujours fragile et les effondrements sont fréquents, endommageant parfois gravement la charge à cuire.
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En remplaçant cette sole par une série de vases "martyrs" formant des pilettes ou supports sur lesquelles on dispose les céramiques à cuire, on s'évite bien des travaux de maintenance, et on réalise une économie substantielle de temps et de matériaux lors de la première construction. Que quelques pilettes se déforment ou se cassent, en quelques minutes elles seront échangées ou troquées contre des ratés de cuissons des fournées précédentes. Le four ne sera pas immobilisé durant des jours ou des semaines lors du séchage de la sole.
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Et en ce qui concerne la couverture, la coupole fixe, déjà relativement rare chez les gallo-romains, semble avoir été complètement abandonnée au profit des couvertures de tessons, beaucoup plus simples, mais qui rendent plus difficile le réglage de l'atmosphère de cuisson. Ce n'était pas un gros problème. La fabrication des céramiques à revêtement argileux avait été abandonnée au Vème siècle, et on ne pratiquait plus que deux types de cuissons, l'une oxydante pour les pièces claires, l'autre réductrice pour les pièces sombres.
Première opération, le creusement de l'espace nécessaire doit être le plus précis possible. Plus le terrain sera compact et plus cette opération sera pénible, mais plus le four sera solide.
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Dans la canal de chauffe, on montera l'ossature du foyer, que l'on nomme "alandier" dans notre jargon. Ce foyer ert fermé par une voùte, puis la tranchée est remblayée.
Enfin, la chambre de cuisson est rehaussée et munie d'une collerette en pierre. Elle mesure 90 cm. de diamètre pour 80 de profondeur utile. De quoi réaliser de belles fournées!
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Volontairement, la chambre de chauffe n'a pas été munie d'un parement sur toute sa hauteur, afin de s'approcher le plus possible des conditions de l'époque. La terre végétale assurera la solidité et on verra bien si elle est précaire ou non...
Après, quelques jours de séchage suffiront avant la cuisson du four. Il faut absolument cuire l'installation avec une charge factice, des tuiles et d'anciens ratés de cuisson, afin d'assurer sa solidité, de cuire les pilettes, et bien sûr d'éviter que des pièces définitives, en contact avec la terre crue, soient mécuites.
Malgré son aspect "propret", ce four est très rustique, et a demandé une douzaine d'heure de travail pour sa construction. Plus 6 pour sa cuisson. L'alandier a toutefois été bien soigné. C'est un four qui ne vivra qu'une seule saison, et l'année prochaine il sera agrandi et encore rehaussé pour y cuire des amphores. Cela n'interdira pas la cuisson de pièces du HMA, mais pour les amphores il faut plus de place et une sole robuste. Elle sera démontable pour les cuissons de céramiques du HMA.

Et vient le grand jour! La première fournée!
En fait, ce seront deux fournées simultanées. Cette nouvelle installation est située juste à côté d'un four gallo-romain a demi-coupole et débouche dans la même aire de travail.
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Nous en profitons donc pour faire deux cuissons en une seule session. Pour le fun, bien sûr, parce que plus il y a de feu c'est chaud, et plus c'est passionnant!
Je ne m'étendrai pas plus ici sur les résultats de la cuisson gallo-romaine, il seront tout prochainement publiés dans le forum "armes et guerriers" et je mettrai un lien. Il s'y trouve également dans sa version complète sur mon site. Tous les liens nécessaires se trouvent en bas de page.
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Le four a donc été préparé pour la cuissons, les pilettes sont en place et quelques tuiles plates forment un déflecteur pour éviter une surchauffe à la sortie de l'alandier.
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Première couche de pièces, des oules et des pichets...
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Ensuite un gros paquet de bols, petites jattes et gobelets...
Par dessus des assiette et des grandes jattes (qui ne sont pas encore placées) et une bonbe couche de tessons qui assureront la fermeture et l'isolation contre le rayonnement thermique.
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Et c'est la mise à feu!
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Démarrage lent pour le pas exploser les pièces, puis après deux heures on peut démarrer le grand feu.
Encore deux heures plus tard, le rougeoiement apparaît sous les tessons.
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Ce magnifique cliché a été pris par Faera et Sedryk qui s'étaient déplacés pour le cérémonie.
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A la nuit tombante, les deux fours sont au maximum de leur puissance et ça devient chaud! Très chaud!
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Lorsque les flammes traversent la charge et réapparaissent au-dessus des tessons, la charge est cuite. A ce moment une grosse brassée de branchages ou de broussailles humides crééra la petite couche de cendre isolante qui permettra la fermeture du four au moyen de quelques pelletées de terre meuble.
Cette couverture ne doit pas être trop étanche, afin de bien laisser réoxyder la charge et obtenir les céramiques claires qui sont l'objectif de cette fournée.
Puis on laisse refroidir deux jours et ce sera le grand moment de l'ouverture!
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Il faut d'abord ôter la couche de terre et de cendres, puis les céramique apparaîtront...
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Puis on extrait les premières pièces. Ici un gobelet dansant de Pingsdorf (phase II, 900-960)
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Ici-dessous, on petit pot bicônique orangé typique de certaines productions d'Ile.de.France. Ce modèle est une reproduction d'une pièdece des ateliers mérovingiens de Vanves (VIème s.).
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En fond de fournée. deux cruches à trois anses et bec tubulaire de Pingsdorf III et Badorf, un pot à bec verseur et une oule en terre blanche grossière d'Ile-de-France (Xème s.)
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Et le tableau de chasse final. Une bonne cinquantaine de pièces sans compter les lampes. Une seule fissurée et quelques déformées. Autant dire que le succès est total, la casse minime pour ce genre de fournée.
On remettra ça, c'est certain ( d'autant plus que je dois faire une fournée en réduction ( pour des pièces grises à noires) pour le colloque de Douai.
Et je reviendrai plus tard plus en détail sur les pièces réalisées lors de cette cuisson.

Pour voir les articles complets, c'est ici:
http://arscretariae.romandie.com/
La page est lourde. Très lourde et peut demander pas mal de temps de chargement. Pour celles et ceux qui auraient de connexions trop lentes:
Construction du four:
http://arscretariae.romandie.com/post/15150/201506
Première cuisson:
http://arscretariae.romandie.com/post/15150/201669
Cuisson gallo-romaine:
http://arscretariae.romandie.com/post/15150/202277

Et enfin le communiqué de l'INRAP concernant le colloque de Douai
http://www.inrap.fr/archeologie-prevent ... %5B1%5D=5&
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Quentin » Mar Aoû 17, 2010 5:51 pm

Félicitations c'est vraiment génial.
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Corwinna » Mar Aoû 17, 2010 5:55 pm

:D Superbe !
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Moi je suis chiante, et ça se voit :mrgreen:
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Hengist » Mar Aoû 17, 2010 6:47 pm

super comme d'hab!

au fait ton pétrin es tune vraie merveille: pain et galettes c'est vraiment le bon outil!!!!!!
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Jacques » Mer Aoû 18, 2010 12:05 am

Comme d'hab ! J'adore.
Tu as un vrai talent de narration en plus de ton talent de céramiste.
[url=http://taranis-francorum.over-blog.com/]Image
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede sedryk » Mer Aoû 18, 2010 2:10 am

Un grand moment que cette double cuisson. Un acceuil des plus chaleureux, des discutions intéressante, de belles rencontres. On est rentré avec de beau souvenir plein la tête. A recommencer ça c'est sur.
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede faber » Jeu Aoû 19, 2010 12:39 pm

:shock: :cool: :cool:
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Warulfe Garoux » Jeu Aoû 19, 2010 3:01 pm

Superbe, magnifique, comme d'had,. :plus:
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Mercure » Dim Aoû 29, 2010 4:51 pm

Bravo!, magnifique et prometteur
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Illanua » Mar Nov 02, 2010 9:56 pm

LA CUISSON REDUCTRICE

Dernier volet, donc, relatant cette aventure. Une cuisson réductrice... Quest-ce que c'est, tout d'abord?

Une cuisson réductrice, c'est avant tout fabriquer de la céramique grise ou noire sans utiliser de colorants chimiques.

Pratiquement toutes les argiles, lorsqu'on les cuit "normalement" deviennent plus ou moins rouges, comme toutes les briques ou les tuiles que l'on peut voir sur toutes les maisons du monde. Elles sont rouges par la coloration de l'oxyde de fer que la plupart des argiles contiennent normalement. Une exception toutefois. Les argiles blanches que l'on utilise pour la faïence. Elles sont blanches ou gris clair à l'état cru, et elles restent blanches à la cuisson, parce qu'elles ne contiennent préciséement pas d'oxydes de fer. Dans le jargon archéologique ou céramologique, on les appelle aussi argiles kaolinitiques, parce qu'elles contiennent essentiellement du Kaolin, cette terre dont on fait les porcelaines.

Mais voilà. Comment cuire en gris ou en noir des argiles qui deviennent normalement spontanément rouges?

C'est tout simple sur le principe. Une "simple" question de tirage du four. Il faut priver la charge à cuire de l'apport d'oxygène qui oxyde le fer en fin de cuisson. Mail il faut aussi produire un gaz réducteur, en principe du monoxyde de carbone, qui en fin de cuisson soutirera quelques atomes d'oxygène aux oxydes qui donnent la couleur rouge à l'argile. Plus on en soutire, et plus l'oxyde de fer FE2O3 tend vers le monoxyde de fer FE0, et plus il deviendra gris.

En théorie, donc rien (ou presque...) de plus simple. En pratique, c'est une autre histoire...

Et qui voudrait en savoir plus su rle principe de réduction peut se reporter à l'article suivant:

http://arscretariae.romandie.com/post/15150/140272

Opération toujours délicate, on commence par le chargement du four. Installer la première couche de céramiques en équilibre sur les pilettes sonstitue un bel exercice d'équilibrisme, dont on ne sait jamais si il ne se terminera pas par une catastrophe tant que ce premier étage n'est pas complet. Une fois tous les vases serrés les uns contre les autres, le risque d'effondrement s'éloigne.
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Après la première couche de vases et de cruches, on entasse petits vases, gobelets et bols...
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Et enfin une couche d'assiettes et de grandes jattes formera le premier bouclier thermique, en retenant un maximum de chaleur en dessous d'elle.
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Et une bonne couche de tessons vient recouvrir le tout, formant l'isolation thermique finale. Cette fois, le four est vraiment plein à ras bord!
La mise à feu se fait vers 17 heures. Suffisamment tard pour terminer de nuit et ainsi assurer un bon contrôle des températures d'incandescence, ce qui n'est guère possible en plein soleil.
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Après le préchauffage de 2 heures, passage obligé afin de ne pas éclater les pièces les plus fragiles, la température monte rapidement. à 21 heures, les flammes traversent déjà la charge, et la couleur rouge cerise indique 800 degrés environ. Encore une petite demi-heure et il sera temps de fermer le four...
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A 21 heures 30, la couleur d'incandescence a passé à l'orange, et les flammes traversant le charge sont plus claires. Il est temps de fermer le four et deprovoquer la réduction. Pour ce faire, il est nécessaire de couvrir la charge. La cendre est la matière idéale. Très légère et étanche à l'air, elle assurera une étanchéité suffisante pour que l'air atmosphérique ne redescende pas dans les céramiques.
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Quelques centimètres suffisent pour parfaitement isoler les céramiques de l'air ambiant. Quelques centimètres seulement et l'isolation est parfaite, si bien que l'on peut tasser à mains nues! Mais gare aux tessons qui viendraient à dépasser de la couche! la brûlure serait immédiate et sévère...

Et surtout, il faut obturer le foyer afin de couper le tirage ascendant. Une bonne brassée de bois préalablement chargée assurera par sa combustion incomplète la production de monoxyde de carbone nécessaire à la réduction des oxydes de fer, et par là une couleur grise à noire qui est le but recherché.

Et on laisse reposer et refroidir le tout jusqu'au lendemain...
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près ces 18 heures de refroidissement, il faut commencer par enlever la couche de cendres, soigneusement récupérées pour les cuissons ultérieures, pour voir apparaître la couche de tessons...
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qui sitôt dégagée permet de voir que la réduction a parfaitement bien pris, toutes les pièces sont grises, plus ou moins foncées selon que les argiles prennent plus ou mois bien l'enfumage. Il est parfaitement possible, selon le choix des combustibles, d'agir sur les coloris des pièces. Plus le bois sera poisseux et si possible un peu humide, et plus les pièces seront foncées. La plupart des argiles, en plus de la réduction qui les rend grises, ont la faculté de s'imprégner de carbone, ce qui les rend parfois très foncées, souvent noires. Les argiles blanches, entre autres, se noircissent facilement et rendent ainsi possible la fabrication de belles pièces noires, celles que l'on nomme "terra nigra"pour certaines catégories de céramiques gallo-belges
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Encore recouvertes de poussères de cendres, des pièces gallo-romaines ont été jointes aux céramiques médiévales et ainsi comparer le fonctionnement de ce four avec mes installations habituelles. Ici, un pichet Anglo-Normand du XIème s. cotoie un vase micacé à décor estampé gallo-romain d'Autun...
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Et après avoir fait la vaisselle, brossé et rincé toutes les pièces à l'eau claire, voici le "tableau de chasse" 57 pièces et pratiquement pas de casse. Seulement deux pièces se sont fissurées, ce qui est plutôt rare dans ce genre d'aventure.
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Le pichet anglo-normand débarrassé de sa poussière...
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Et un vase bicônique mérovingien, parfaitement gris aussi.

Cuisson réalisée en seulement 4 heures et demie, elle a démontré par sa parfaite réussite que, malgré leur caractère très rustiques, les fours du haut moyen-âge sont très performants, mais demandent toutefois un savoir-faire certain pour les maîtriser correctement. Ce qui est tout à l'honneur des potiers mérovingiens ou carolingiens qui oeuvraient en ces temps-là...

Ces cuissons ont fait l'objet d'une communication au Colloque International de Douai sur les ateliers de potiers médiévaux du Vème au XIIème siècles dans l'Espace européen, colloque qui s'est tenu du 5 au 8 octobre derniers dans cette sympathique ville de Douai. Communication qui, me semble-t-il a été fort bien reçue par les congressistes. Organisé par l'INRAP (Institut National de Recharches Archéologiques Préventives), le LAMOP (Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne), La Communauté d'Agglomérations du Douaisis et l'association Arkeos, ce colloque réunissait à peu près tout ce que l'espace européen compte de spécialistes de la céramique du Haut moyen-âge!
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C'était donc une belle occasion de communiquer sur de nouvelles découvertes, mais aussi de confronter points de vue et méthodologies sur la fabrication des céramiques mérovingiennes et carolingiennes surtout, mais aussi de productions un peu plus tardives ou encore se situant dans d'autres contrées, de l'Espagne à l'Ouzbekistan, en passant par la Grèce ou le Moyen-Orient.

Les articles originaux( et complets...):
Pour qui souhaiterait voir ou revoir la partie 2 / 3 relatant la cuisson oxydante, c'est ici:

http://arscretariae.romandie.com/post/15150/201669

Et pour qui n'a pas vu la construction de ce four, c'est ici:

http://arscretariae.romandie.com/post/15150/201506

Et enfin la partie 3 sur la cuisson réductrice:

http://arscretariae.romandie.com/post/15150/207001
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede agarwaen » Mer Nov 03, 2010 12:03 am

J'ai déjà lu ces (superbes comme d'habitude) articles sur ton blog, mais merci de les poster ici !

Comment a été reçu ta communication au colloque, si ce n'est pas indiscret ?
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Re: Construction et exploitation d'un four expérimental

Messagede Illanua » Sam Nov 13, 2010 10:01 am

Le colloque s'est très bien passé, ambiance très sympathique, et un ensemble de communications très instructif. Etalé sur 4 jours, très dense, jusqu'à 16 communications par journée, nous étions, selon les jours entre 150 et près de 200 participants! Pour une période que l'on dit parfois quelque peu délaissée par les historiens et archéologues, c'est un très grand succès. 4 jours à traiter des ateliers de potiers du Haut moyen-âge, de leurs équipements, des lieux d'implantation, de leurs techniques de fabrication, ça laissera des traces. Un volume d'"actes du colloque" sera publié, mais il faudra être patients, c'est un travail monstre, et le résultat sera un gros pavé publié vers fin 2011-début 2012.

Quant à ma communication, elle a très bien été reçue, tant sur la méthodologie que sur les résultats obtenus. Je tenais aussi un petit stand où tout un chacun pouvait venir voir, manipuler pièces et ratés de cuisson, les seconds étant souvent les plus intéressants à touiller. Je n'avais pas prévu de vendre des pièces sur place, mais finalement elles se sont arrachées.

Le type de four que j'avais construit pour ces expérimentations était bas sur une compilation de données diverses et fragmentaires, mais grande a été ma surprise de voir apparaître lors de communications quelques vestiges de fours presque identiques tant tant les volumes que dans le système d'enfournement, Notamment à St.-Maurice-Montcouronne dans l'Essonne.
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