Recueil de données écrites brunia et lorica

Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede Warulfe Garoux » Ven Jan 09, 2009 4:59 pm

Les protections de corps dans les capitulaires.

1-Capitulaires avec les mots Brunia, brunea, bruina, brugna, bronia
Pouvant désigner le nom broigne, d'après le dictionnaire de latin médiéval Mediae Latinitatis lexicon minus Par Jan Frederik Niermeyer, C. van de Kieft

Capitulaire Haristallense
779
Chapitre 20

De brunias, ut nullus foris nostro regno vendere praesumat.

Capitulaire Ecclesiastica Ad Salz Data
803/804
Chapitre 8

Ut nullus ex clericali ordine, sacerdotes videlicet aut alii clerici neque laicus, brunias aut arma infra monasteria puellarum commendare praesumat, nec quisquamrecipere audeat, excepto si in elimosina datum fuerit.

Capitulaire Missorum in Theodonis villa datum secondum, generale.
Chapitre 6

De armatura in exercitu, sicut antea in alio capitulaire commendavimus, ita servetur, et insuper, omnis homo de duodecim mansis bruneam habeat; qui vero bruniam habens et eam secum nom tullerit, omne beneficium cum brunia pariter perda.

Capitulaire Missorum
803
Chapitre 7

Ut bauga et brunia non dentur négotiatoribus.

Capitulaire Bononiense
811 Oct
Chapitre 10

Constitutum est, ut nullus episcopus aut abbas aut abbatissa vel quislibet rector aut custos aecclesiae bruniam vel gladium sine nostro permisso cuilibet homini extraneo aut dare aut venundare praesumat, nisi tatum vassalis suis. Et si evenerit, ut in qualibet ecclesia vel in sancto loco plures brunias habeat quam ad homines rectores eiusdem ecclesiae sufficiant, tunc principem idem rector ecclesiae interroget, quid de his fieri debeat.

Ansegisi Capitularium
Incipiunt Capitula.
Chapitre 75

De hoc, ut nonnisi permissione regali brunia vel gladius homini extraneo a quolibet detur aut vendatur.

Ansegisi Capitularium
Incipiunt praedicta capitula et eorum testus.
Chapitre 5

De armatura in hostem habenda. De armatura in exercitu, sicut antea in alio capitulari commendavimus, ita servitur, et insuper omnis homo de duodecim mansis bruniam habeat; qui vero bruniam habens eam secum non tulerit, omne beneficium cum brunia pariter perdat.

Ce chapitre est apparemment un rappel du capitulaire missorum in Theodonis villa datum secondum, generale.

chapitre 6

De négotiatoribus, quousque procedant. De negotiatoribus qui partibus Sclavorum et Avavorum pergunt, quousque procedere cum suis négotiis debeant; id est partibus Saxoniae usque ad Bardenwih et ad Magadoburg et ad Erphesfurt et ad Halaxstat et ad Forahheim et ad Breemberg et ad Reganesburg et ad Lauriacum. et ut arma et brunias non ducant ad venundandum; quod si inventi fuerint portantes, omnis substantia eorum auferatur ab eis, dimidia quidem pars partibus palatii, alia vero medietas inter iam dictos missos et inventoren dividatur.

Ce chapitre est peut être le détail du chapitre 7 du capitulaire missorum de 803.

Chapitre 75

De hoc ut non nisi permissione regali brunia vel gladius homi extraco a quolibet detur aur venundetur. Constitutum est, ut neque episcopus neque abba aut abbatissa vel quislibet rector ecclesiae bruniam vel gladium sine nostro permissu cuilibet homini extraneo aut dare aut vendere praesumat, nisi tantum vessallis suis. Et si evenerit, ut in qualibet ecclesia vel sancto loco plures brunias habeant quam ad homines rectoris eiusdem ecclesiae sufficiant, tune principem idem rector ecclesiae interroget, quid de his facere praecipiat.

Ce chapitre a probablement un rapport avec le Capitulaire Bononiense de 811 chapitre 10

Item capitula domni Karoli imperatoris mundana quae suprascriptam vindur habere causam.
Chapitre 5

Ut bauga et brunia non dentur négotiatoribus.

2-Capitulaires avec le mot lorica

Vitu, Auguste (1823-1891). Histoire civile de l'Armée ou Conditions du service militaire
Visible sur la bnf gallica page 161 et 162.

L'auteur stipule que dans ce capitulaire de 813 c'est le mot loricas qui désigne la protection de corps et qu'il s'adresse à tous les combatants. il s'agit du:

Capitulaire Aquisgranence 801/813
Chapitre 9

De hoste pergendi, ut comiti in suo comitatu per bannum unumquemque hominem per sexeginta solidos in hostem pergere bannire studeat, ut ad placitum denuntiatum ad illum locum ubi iubetur veniant. Et ipse comis praevideat quomodo sint parati, id est lanceam, scutum et arcum cum duas cordas, sagittas duodecim. De his uterque habeant. Et episcopi, comites, abbates hos homines habeant qui hoc bene praevideant et ad diem denuntiati placiti veniant et ibi ostendant quomodo sint parati. Habeant loricas vel galeas et temporalem hostem, id est aestivo tempore

Capitulaire francica
Chapitre 6

De pace in hoste vel infra patriam. Constituimus, ut si in hoste aut infra regnum nostrum litigatio aut scandalum inter quascumque personas, videlicet majores et minores, ortum fuerit, quod frequenter insidiante diabolo contingere solet, ut ibi fidèles sanctae Dei ecclesiae et nostri ob resistendam impietatis malitiam armati veniant, id est qui potest habere cum lorica et scuto, ancipite atque fuste. Et si aliquis quaelibet personna adversus eum quamlibet querelam habere voluerit, liceat ei secundum legis ordinem cum sacramento quod posuimus manu propria singula se idoneum facere, ut propter quolibet negotium aut odium ibi non advenisset nisi ob concordiam et parcem ferendam et ipsam litigationem mitigandam. Et si quislibet renuerit venire et semetipsum idoneum facere nequiverit, cum supradicto iam sacramento bannum nostrum componat et ad partem nostram persolvat.

3-Il existe 2 autres sources écrites sur les protection de corps, hors capitulaire.

La loi RIPUAIRE
Titre XXXVIII
De divers genres de meutres
Article XII

Il concerne les conversions en sous d'or des biens matériels (je ne mets que les articles militaires)

Une épée avec son foureau, dans le texte d'origine "spatham cum scogilo ", pour 8 sous d'or.

Une épée sans son foureau, dans le texte d'origine "spatham absque scogilo", pour 3 sous d'or.

Une bonne cuirasse, dans le texte d'origine "bruniam bonam" pour 12 sous d'or.

Un casque complet, dans le texte d'origine "helmum cum directo" pour 6 sous d'or.

Une paire de cuissards,dans le texte d'origine "bainbergas bonas", pour 6 sous d'or.

Un bouclier avec une lance, dans le texte d'origine "scutum cum lanceâ", pour 2 sous d'or.

Conversion numéraire, 12 deniers pour 1 sous d'or.



Un testament de 876 du comte Heccard de Mâcon

Rotardo donate mea brunia cum alsbergo.
A Rotardus donnez ma broigne avec le haubert.
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede agarwaen » Ven Jan 09, 2009 7:03 pm

Super boulot de compilation ! merci !
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede Till smidr » Ven Jan 09, 2009 10:19 pm

Vraiment si il y a un forum que j'apprecie beaucoup c'est celui ci, le commité que nous formions apporte chaqun sa pierre a l'ediffice et de facon toujours des plus surprenante. :bedlam:
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede walfroy » Ven Jan 09, 2009 10:58 pm

Super compilation. Très intéressante.
De ce que j'ai pu comprendre, on parle de "broigne" et d'épée. j'ai l'impression que cela désigne un équipement en général à avoir. Une arme et une protection mais sans plus de détails.Par contre l'inventaire que tu mets à la fin est très intéressant, car on peut voir que la "bonne cuirasse" vaut très chère, bien plus qu'une épée et son fourreau ou qu'un casque. ces deux dernières pièces sont des "oeuvres" de ferronnerie. Cela implique qu'il faut un spécialiste et en plus payer la matière première, en effet, on n'en trouve pas partout!
Tout ça pour dire que je ne suis pas totalement certain que dans le cas présent, on ait à faire à une protection en cuir.
A l'inverse, dans la dernière citation, il est dit une broigne avec (cum) le haubert. dans ce cas là, je pencherai plus pour un vêtement de cuir qui va avec la cotte de mailles. Comme on n'a pas d'autres informations, on peut même aller plus loin et dans ce cas pourquoi ne pas imaginer que la broigne soit un vêtement en tissu rembourré ou en feutre?
Il me semble que le terme "broigne" veuille désigner un vêtement de protection, mais qu'il ne nous donne pas d'infos sur sa conception!
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede Warulfe Garoux » Sam Jan 10, 2009 1:32 am

Alors en fait, j'ai fait cette compilation pour recadrer un peu le debat de la broigne sur le contexte espace temps qui nous concerne.
2 grands termes s'en dégagent.
Le 1er brunia, voir peut-être aussi bruniam qui concerne rèellement d'après les traductions de certains historiens le terme broigne.
Le second lorica, qui rappelle comme pourra sûrement l'expliquer mieux que moi damianus, les protections de l'antiquité tardive.
1ère question. Pourquoi 2 noms différents pour une même protection?
2eme question. Si ces 2 noms désignes la même protection, pourquoi interdire cette protection en 803 sous le nom de brunia?
3eme question. Si se sont 2 protections différentes, qu'est-ce qu'une broigne?
Réponse partielle:
Le fait que l'on en interdise son exportation, une piece inovante par rapport à la lorica. Couteuse si l'on en croit les capitulaires sur l'obligation de venir avec à la guerre, pour une classe sociale relativement élévée.
4eme questions Si l'on se refaire à l'interprétation de Vitu, Auguste Histoire civile de l'Armée ou Conditions du service militaire, la lorica est une protection pour tous le monde, cavaliers et piétons. Quand est il alors si lorica et brunia désignent la même protection de la rendre obligatoire pour tous propriétaires de 12 manses?

A l'inverse, dans la dernière citation, il est dit une broigne avec (cum) le haubert. dans ce cas là, je pencherai plus pour un vêtement de cuir qui va avec la cotte de mailles. Comme on n'a pas d'autres informations, on peut même aller plus loin et dans ce cas pourquoi ne pas imaginer que la broigne soit un vêtement en tissu rembourré ou en feutre?

C'est là que le bas blesse. Je suis heureux que tu es soulevé ce point.
Simon Couplan dans son Carolingian Arms and Armor in the Ninth Century, parle de cette citation, mais pas dans le paragraphe consacré aux armures. Il en parle dans celui consacré aux casques. Je te mets l'original

One of the helmets bequeathed by Eberhard of Friuli was described as "helmum cum hasbergha."60 Although this term evidently signified a mailcoat (hauberk) in later medieval texts,61 the fact that the will of Count Eccard of Macon referred to a "brunia cum alsbergo" implies that in the ninth century the two items were distinct.62 The association of the halsberga with a helmet in Eberhard's will, but above all the evident etymological derivation, from hair: "the neck" and berga: "a protector," suggest that the item in question was some sort of neck protector, possibly attached to the helmet. Oman proposed that the halsberga was a "thick leather covering hiding the ears and neck,"63 but the Spangenhelm found at Krefeld-Gellep had a mail curtain forming a neckguard,64 as did the late eighth-century Anglo-Saxon helmet recently discovered in York.65 As the Stuttgart Psalter also portrays what appears to be a helmet with a mail curtain, this seems the most likely interpretation of the "helmum cum hasbergha."66

Voici la traduction google

L'un des casques légué par Eberhard de Frioul a été décrite comme «helmum cum hasbergha.» 60 Bien que ce terme signifie évidemment une mailcoat (hauberk) au plus tard, textes médiévaux, 61 le fait que la volonté du comte de Macon Eccard fait référence à un "brunia cum alsbergo "implique que, dans le neuvième siècle, les deux points ont été distinct.62 L'association de la halsberga avec un casque dans la volonté de Eberhard, mais surtout l'évidence étymologique de dérivation, à partir de cheveux:" le cou "et Berga:" un protecteur, "suggèrent que l'élément en question était une sorte de protège-cou, peut-être attachée au casque. Oman a proposé que le halsberga était un "cuir épais couvrant cachant les oreilles et le cou," 63, mais le Spangenhelm trouvé à Krefeld-Gellep eu un mail formant un rideau neckguard, 64 ainsi que la fin du huitième siècle anglo-saxon, découvert récemment dans le casque Comme le York.65 Stuttgart Psautier également le portrait de ce qui semble être un casque avec un rideau de mail, ce qui semble le plus susceptible d'interprétation de la "helmum cum hasbergha." 66
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede Rodoric » Sam Jan 10, 2009 10:01 am

les mots Lorica et Brunia sont utilisés

Par contre peur de détails sur leur description
- haubert de maille?
- broigne rustrée?
- armure d'écailles?
- armures à plaques (type chavarine)?
- lamellaire?

ou alors comme vous le dites le mot ''broigne'' pourrait reprendre la définition classique du moyen age : habit de cuir/tissus rembouré.
Comme la broigne rustrée du 12 ième

rien ne prouve que les deux mots sont différents ou identiques selon l'auteur

En ce qui concerne l'exportation il est difficile de dire si il y a une innovation par rapport aux siècles précédents , cependant il y a un contrôle sur les armes :on pourrait avancer des tas da raison
-économique
-manque de ressource métal/acier
- manque de production (si on exporte trop on en a plus assez)

une icnon du 14 ième (oui c'est du futur par rapport au forum) avec des tas de protections différentes
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maille
lamellaire
broigne rustrée
- idéologique (le pouvoir veut tou contrôler...)
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede walfroy » Sam Jan 10, 2009 10:32 am

Il me semble que le terme "brunia" soit du germanique alors que "lorica" est du latin. Nous sommes à une période ou les deux langues sont intimement mélangées. Tout cela va plus tard donner le français. Je ne trouve pas réellement surprenant que l'on trouve les deux termes en même temps, tout dépend de qui écrit.
Charlemagne interdit également l'exportation des épées dans le même temps que les broignes. Il me semble que c'est juste pour éviter que ces ennemis potentiels s'équipent chez lui!
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede agarwaen » Sam Jan 10, 2009 11:05 am

walfroy a écrit:Il me semble que le terme "brunia" soit du germanique alors que "lorica" est du latin. Nous sommes à une période ou les deux langues sont intimement mélangées. Tout cela va plus tard donner le français. Je ne trouve pas réellement surprenant que l'on trouve les deux termes en même temps, tout dépend de qui écrit.
Charlemagne interdit également l'exportation des épées dans le même temps que les broignes. Il me semble que c'est juste pour éviter que ces ennemis potentiels s'équipent chez lui!

Il y a tout de même une chose qui me gène dans l'emploi du terme brunia. Les écrits qui nous restent sont très majoritairement rédigés par des clercs, qui maitrisent bien la langue latine. En tout cas, ceux qui rédigent les capitulaires, on peut être sûr que c'est bien le cas, puisque le niveau de maîtrise des lettres au sein de l'"école du Palais" a été justement un des objectifs de Charlemagne. De plus, les francs ont été suffisamment longtemps fédérés de l'Empire romain pour très bien en connaitre les tactiques, stratégies et équipements (mais pas nécessairement adopter les équipements, puisqu'ils conservent leur originalité).

Or, on voit employé un terme original germanique là où me semble-t-il la langue latine dispose de tout le vocabulaire pour désigner aussi bien le haubert de mailles que l'armure d'écailles. Est-ce que la raison de cet emploi est une spécificité de cet équipement, qui ferait que les termes latins ne sont pas superposables ? Est-ce parce que le vocabulaire militaire germanique est resté en usage, tout comme les normands ont importé le vocabulaire de la navigation 150 ans plus tard ? Je suis assez dubitatif à propos de cette dexième hypothèse : dans les textes juridiques, on a plutôt un emploi du terme germanique pour désigner une réalité n'ayant pas d'équivalent dans la langue latine (cf. le wergeld par exemple). De plus, certains termes du vocablaire militaire latin sont employés : spatha, scutum, etc... Reste l'hypothèse que brunia soit un terme fourre-tout, un peu comme on utilise armure à toutes les sauces de nos jours, qui recouvrirait une multiplicité de protections corporelles. A nouveau, j'ai du mal à voir l'intérêt d'une conservation du terme germanique par un rédacteur maîtrisant le latin.

Pour finir, n'oublions pas que si les dialectes franciques et le gallo-romain se créolisent mutuellement, les franciques sont également dans une phase de divergence : en 841, les armées des fils de Louis le Pieux ne parlent plus la même langue (serment de Strasbourg). A cette époque, le latin a fait son retour vers le classicisme sous l'influence des réformes de Charlemagne. Le peuple ne comprend plus la messe et les sermons dit en latin. Que penser d'un emploi inutile de termes germaniques à une époque où on s'efforce d'élever le niveau du latin pratiqué ? Tout particulièrement dans l'un des foyers de cet effort, l'école du Palais, le lieu où l'on rédige les capitulaires ?
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede walfroy » Sam Jan 10, 2009 2:31 pm

Tu te poses trop de questions. Et trop radical. J'ai appris une chose en fac, c'est que quand il y a des textes qui obligent à faire une chose, c'est justement parce que l'on arrive pas à imposer cette chose!
Charlemagne a eu la volonté de former tous ces cadres au latin, mais ce n'est qu'une volonté pour un si vaste territoire. Beaucoup de clercs, les plus petits, ont appris à écrire aux contact de personnes qui avaient appris elles même au contact d'autres etc...
Les soldats et certainement aussi pas mal de cadres de l'armée de conquête romaine ne parlaient pas le latin "classique" mais des "argots" ou des "patois". Se sont ces évolutions qui ont fait que nos langues actuelles (celles d'origine latine) existent. Si tout le monde avait parlé convenablement le latin, on le parlerait encore actuellement.
De plus les clercs sont des cadets de familles et ils n'ont pas toujours la vocation. Ils ont très bien pu être formé au latin sans pour autant l'utiliser si dans leur famille on parle le "germain". Je le dis encore une fois, le mélange ne me chose pas du tout.
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede Warulfe Garoux » Sam Jan 10, 2009 2:56 pm

D'après le dictionnaire de latin médiéval Mediae Latinitatis lexicon minus Par Jan Frederik Niermeyer, C. van de Kieft, où j'ai pris la source pour les différents termes désignant une broigne, c'est apparemment le mot bronia qui est d'origine germanique.

Il existe une autre source que je n'ai pas encore trouvée, c'est le testament de Eberhard de Frioul, il aurait légué pas moins de 4 brunia.

Pour ce qui est de la traduction des textes et de leurs l'interprétations, je suis limité (voir même frustré) par mon manque de connaissances. Comme le dit simon couplan, le mot "hasbergha" n'a pas la même signification, dans l'époque qui nous intéresse, que quelques siècles plus tard où là il prendra réellement la signification de "hauberk".
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede walfroy » Sam Jan 10, 2009 3:29 pm

Nous en sommes tous au même point. tant que l'on ne peut pas faire de comparaisons, on en reste au stade des hypothèses. Mais c'est déjà un premier pas de franchi :D
Il y a quelques temps, j'avais lu un article sur la "broigne", mais je ne sais plus ou exactement, ou l'auteur disait que ce mot était d'origine germanique et venait d'un mot signifiant "thorax" ou poitrine. Donc plus l'endroit ou se trouve ce vêtement que le type. Je vais rechercher cet article...
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede harald » Jeu Jan 15, 2009 10:00 pm

je prend ce sujet au vol et je me noie un peu dans les flots de reflexions, mais le terme de Lorica n'est il pas accompagné d'un qualificatif chez les romains : lorica segmentata, lorica squamata, lorica anata.

dans ce cas ne s'agit il pas là aussi, lorsqu'il est employé seul, d'un terme générique désignant une protection ou une armure?
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Re: Recueil de données écrites brunia et lorica

Messagede Adon » Mer Jan 21, 2009 2:46 pm

On retrouve le terme dans d'autres sources que celles citées. La plus curieuse est un diplôme de Charlemagne dans lequel il accorde un domaine en Languedoc à un certain Jean qui avait combattu les Sarrazins et ramené comme butin "equum optimum et brunia optima et spata India cum techa de argento parata". P 242 de l'édition des diplômes de Charlemagne (en ligne sur dmgh.de).
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